Première liste noire des casinos en ligne sur le marché régulé suisse

Posté le 18 septembre par Julien dans Actualité

Le marché des jeux en ligne continue sa marche en avant en Suisse. Après son ouverture officielle le 1er juillet, il vient de dévoiler sa première liste noire. Celle-ci répertorie les casinos qui ont déjà reçu un avertissement pour non-respect de la législation et dont les noms de domaine sont bloqués par les fournisseurs d’accès internet. Au total, elle compte 65 URLs, dont 20 appartiennent à l’opérateur Betworld.

Le régulateur montre les crocs

La Suisse a officiellement lancé son marché des jeux en ligne le 1er janvier. La régulation n’est pas malheureusement effective que depuis le 1er juillet. Celle-ci donne l’avantage aux casinos terrestres qui sont déjà installés dans le pays. Ils sont en effet les seuls à pouvoir prétendre à une licence pour exploiter une plateforme en ligne. Les investisseurs étrangers peuvent malgré tout pénétrer le marché s’ils le souhaitent en s’associant avec un opérateur local. Ceux qui ne souhaitent pas se soumettre aux nouvelles dispositions seront immédiatement bannis et ajoutés à la liste noire. D’ailleurs, le régulateur vient de publier sa première version de cette base de données. Elle répertorie 65 noms de domaine liés à des casinotiers qui ont déjà été avertis pour non-respect de la législation.

Comme dit précédemment, la majorité de ces sites est exploitée par Betworld. Certains mastodontes de l’industrie se retrouvent également sur cette liste comme Bet365, Bet-at-Home et Unibet. La publication de ces noms de domaine constitue un message fort de la part du régulateur. Il montre qu’il est décidé à faire respecter la loi ce qui devrait rassurer les joueurs ainsi que ceux qui se sont opposés à l’ouverture du marché.

5 ans pour se racheter

La Commission Fédérale des Maisons de Jeux a également profité de la publication de sa liste noire pour communiquer sur les conditions d’éligibilité à une licence. Les opérateurs bannis doivent montrer patte blanche pendant 5 ans s’ils souhaitent obtenir le fameux sésame. En cas de récidive, cependant, ils seront obligés d’attendre 5 ans supplémentaires. À noter que le régulateur se garde le droit d’expulser définitivement un opérateur. Enfin, il faut rappeler que la majorité des opérateurs illégaux s’est retirée du marché dès l’entrée en vigueur de la nouvelle législation. C’est le cas de William Hill. L’opérateur a déclaré qu’il n’était pas intéressé par le marché à cause du faible nombre de Suisses inscrits sur sa plateforme.